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COLLOQUE SUR LE CONTENTIEUX HISTORIQUE

(A VIDER PAR DECLASSIFICATION DES ARCHIVES FRANCAISES SUR LE KAMER)

La montagne accouche de souris

Rédigés par l’Upéciste de renom, et non moins, ancien Ministre, Professeur Henri Hogbe Nlénd, des «termes de référence (TDR)» avaient bel et bien circulé dans les réseaux sociaux, en ce début de janvier 2017.
Propositions plus aériennes que vagues, lancées, de façon primesautière, aux 4 vents du lectorat cybernétique, et ce, sans devoir y préciser ni les comités constitués, ni l’ancrage financier, encore moins, le filon administratif, appelé à régir la manifestation. Vous parlez d’ancien Ministre qui oublie qu’aucune administration au monde n’a jamais fonctionné sur la base des «élucubrations», citoyennes ou non, émises par voie de presse écrite et/ou audiovisuelle ?(Parenthèse sitôt refermée!).
Relevons, de l’autre main, qu’à Yao,, sur le terrain, c’est depuis mars 2016 que l’antenne Kamer du Club de Rome (CDR-C) a eu l’idée d’échanger, sous ce champ, des correspondances exclusives avec le Ministère des arts et de la culture (MINAC), département chargé des archives nationales, et l’Ambassade de France.
Dossier de référence présenté, chemin faisant, qui suggère la tenue de ce colloque, commémoratif concomitant des Centenaires des 2 éminentes figures françaises, à connexion spéciale avec l’Afrique : Pierre Messmer (1916-2009), le haut commissaire, bourreau de Um Nyobe (1957), et François Mitterrand (1916-1996), l’homme du Discours de la Baule (1990).
Réflexion censée aboutir à l’une des conclusions, relative à la mise sur pied du projet tripartite - gouvernement, société civile et France - de déclassification annoncée des archives françaises sur le Kamer.
Relevons, aussi et enfin, pour la gouverne de tous, que le point de départ de cette initiative n’est autre que la réponse historique du président français datée du 3 juillet 2015 à tel journaliste, en direct du palais (du Travail) de Yao. ‘Surprise’, s’il y en a eu une, lorsque François Hollande, prenant de court Paul Biya, annonce la fin des… cache-casses français au Kamer : son aveu urbi et orbi que «des crimes français ont bel et bien été perpétrés, des années 40 aux années 70, en pays basaa et bamiléké». Et que «la déclassification des archives y afférentes, âgées de plus de 50 ans, est bel et bien à l’ordre du jour».
Puis, s’enchainent étrangement quelques 8 curieux mois de ‘silence radio total’, de ce juillet 2015 à mars 2016. Silence qui, tacitement, semble dédié à faire mentir la déclaration présidentielle! Bravoure du CDR-C, l’insurgé civil contre ce mutisme, qui propose la tenue de ce colloque, opportunément cadré avec la célébration de l’An 1 de la visite de Hollande au Kamer (2015-2016).
Relevons globalement que, de mars 2016 à février 2017, date de la réponse récente, enfin…négative, de l’Ambassade de France à la suggestion du CDR-C, 1 an pratiquement de plus, d’échanges épistolaires. Et, patatras!, chose insolite : tandis que le CDR-C croit toujours naviguer seul, au sujet (et en préparatifs) dudit colloque, ayant déjà connu pas moins de 6 renvois, et autant de relances têtues auprès des 2 parties, française et camerounaise.
Ne sachant naïvement pas qu’une initiative similaire, à tout le moins parallèle, était couvée à l’instant, fourbie au sein du même MINAC (Direction des archives nationales), s’appuyant obliquement sur la veuve… française, directrice de la fondation Paul Ango Ela, bénéficiait même déjà des subventions de la même Ambassade de France, ô combien intéressée par ce dernier «colloque», le ‘frère siamois parfait’ à celui du CDR-C!
Fermement programmé, lui, à Yao, du 7 au 9 juin 2017!
Que retenir enfin des 5 paragraphes de la réponse ‘laborieuse’ datée du 23 février 2017 de l’Ambassade de France au CDR-C?
Premier paragraphe : « il n’est pas possible à cette Ambassade d’apporter un quelconque soutien financier au colloque que vous souhaitez organiser.
Deuxième paragraphe : l’Institut français du Cameroun (IFC), établissement culturel dépendant de cette Ambassade apporte d’ores et déjà un soutien significatif à un colloque organisé par la Fondation Paul Ango Ela, intitulé « Histoires et mémoires au Cameroun : cadrages, marquages, héritages et usages (de 1884 à nos jours). Important colloque, qui se déroulera avec le soutien des Universités de Yaoundé I, Yaoundé II Soa et Bamenda, des Archives Nationales du Cameroun, de la Société Camerounaise d’Histoire et qui fait d’ores et déjà l’objet d’un important soutien financier de la part de l’IFC.
Quatrième paragraphe : (la chancellerie, qui, enfin, passe à table! Ecoutons nos partenaires) : Je saisis l’occasion de ce courrier pour me permettre une remarque quant au thème retenu pour votre colloque. Parler d’un «contentieux historique entre le peuple camerounais et le gouvernement français», nous paraît proposer une vision partisane de l’histoire de nos 2 pays et ne correspond pas à l’esprit des déclarations du Président de la République française dont vous vous réclamez. Ainsi que l’a déclaré M. François Hollande lors de son discours de mars 2016 lors de la journée nationale du souvenir Algérie-Maroc-Tunisie, «alimenter la guerre des mémoires, c’est rester prisonnier du passé; faire la paix des mémoires, c’est regarder l’avenir». C’est dans cette optique que nous nous positionnons pour ce qui est de la relation franco-camerounaise et, pour cette raison, que l’IFC a opté pour un soutien du colloque porté par la Fondation Paul Ango Ela, colloque qui nous paraît à même de poser les bases d’un débat dépassionné au service de la relation franco-camerounaise.
Commentaire libre du CDR-C : Selon la France, des 2 initiatives présentées sur sa table, il a fallu tout 1 an pour qu’elle se fixe et délibère enfin, assez tardivement, par rejet de l’une et financement substantiel et avant la lettre, de l’autre initiative! Par ailleurs, l’épreuve à succès homologué ailleurs, relative à la vérité gage de la réconciliation, consistant à vider préalablement tel contentieux, identifié et reconnu, n’est, selon l’Hexagone, qu’une «vision partisane de l’histoire de nos 2 peuples qui ne correspond guère à l’esprit des déclarations du président de la République française dont nous nous réclamons».
Et l’Ambassade de choisir la déclaration de M. Hollande, celle même qui ne nous concerne pas du tout, datée de mars 2016 lors de la journée nationale du souvenir Algérie-Maroc-Tunisie.
Parlons bas, pour conclure, chers partenaires! L’unique déclaration du président français dont nous nous réclamons, à justes raison et titre, n’’est autre que celle précitée de Yao, datée du 03 juillet 2015.
Nous regrettons, à cet effet, que vous redoutiez l’épreuve envisagée de la vérité, porteuse de réconciliation dont les effets, éloquents ailleurs, sont attendus entre le Kamer et la France.
Vous préférez assimiler l’avènement de la vérité à certaine «guerre des mémoires», à ne jamais alimenter en ce Kamer, pour ne pas rester «prisonnier du passé». (Apologie de l’amnésie? Inimaginable, ou pis encore!)…
Constatons aussi et enfin, chers partenaires, que le cadrage précité, du colloque de votre choix, «Universités d’Etat-MINAC-Fondation Paul Ango Ela», affiche nettement sa volonté d’exclusion tout à fait délibérée, préméditée et par la suite, froidement réalisée, des principaux concernés que sont les nationalistes bassa et bamiléké, victimes françaises distinctement pointées du doigt par Hollande, de passage à Yao le 03 juillet 2015.
Autant constater qu’à l’arrivée, votre colloque-là même ne sera, manifestement et par conséquent, que du simple gâchis…intellectuel et financier! Regrettable ‘coup d’épée dans l’eau’, et ce, à l’instant précis où le temps s’avère, cependant, plus que jamais mûr pour que les langues veuillent poliment se délier, dans le cadre serein de dialogue inédit et courtois et constructif, susceptible de redorer enfin l’image, désespérément ternie en date, de la France en cette Afrique en général, au Kamer, en particulier.

Daniel Boo, Dr.-Ing.           
Président national du CDR-C       
Club de Rome Cameroun        




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